Luca di Fulvio

 

Tourner la dernière page d’un livre et se dire que cela faisait longtemps que l’on n’a pas lu d’aussi bon roman : voilà ce qui m’est arrivé en refermant Le gang des rêves de Luca di Fulvio. Les rêves d’immigration et ses désillusions, les rêves d’enfants et ses destinées, la pègre dans le New-York début XXème, l’amour, la violence, l’amitié : tout y est !

 

Brut de pomme

Les mots sont crus quand il s’agit de décrire la violence : le sang, les larmes, la douleur courent sur les pages. Le monde qui les propage également. Ainsi, la prostitution, la pègre, la misère ouvrent leurs portes, sans épargner le lecteur des récits de viols, brutalisations et autres extorsions.
Le langage est tout aussi nourri pour rendre compte des obsessions qui détruisent les uns et des passions qui habitent les autres, des amitiés solides et des amours indestructibles.
Les non-dit sont joliment racontés, avec cet attachement et cette abnégation si profonds qu’ils ne savent s’exprimer par les mots.
Les histoires vibrent et les personnages vivent : et l’on respire avec eux.

 

De New-York à Los Angeles

Cetta la jeune Italienne rêve d’Amérique et se vend pour donner vie à ses désirs. Elle veut offrir toutes ses chances à son fils Christmas qui va grandir dans le Lower East Side pour atterrir à Manhattan.
Les deux croisent alors toute une série de personnages hauts en couleur qui donnent aussi toute sa saveur à ce magnifique roman.
Pêle-mêle, Luca di Fulvio va nous offrir une plongée dans le Los Angeles du cinéma, avec ses facettes les moins rutilantes et peut-être les plus fascinantes. Cinéma, radio, photo, théâtre : nous suivons avec délectation les découvertes de Ruth et Christmas, et les accompagnons avec bonheur dans les méandres de ces univers créatifs.

 

En bref

Un roman qui se dévore !

 

Formats proposés à la bibliothèque

Le catalogue et le réseau des bibliothèques de Montréal proposent Le gang des rêves sous les formats suivants :

  • Livre numérique
  • Livre en gros caractères

Couverture de Le gang des rêves, par Luca di Fulvio : une photo en noir et blanc de trois enfants pauvres.
Quatrième de la Couverture de Le gang des rêves, par Luca di Fulvio : une photo en noir et blanc de trois enfants pauvres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Explore More

La lignée

Extrait de la Couverture de La lignée de Aurélie Valognes

La lignée : un roman épistolaire et intimiste. Quand deux romancières de générations différentes se racontent l'une à l'autre.

L’insoutenable légèreté de l’être

Extrait de la Couverture de L'insoutenable légèreté de l'être, de Milan Kundera. Une esquisse de chien sur fond blanc.

L'insoutenable légèreté de l'être : légèreté et pesanteur, fidélité et trahison, attachement et séparation ; une œuvre toute en contrastes.

Ma reine

Extrait de la Couverture de Ma reine de Jean-Baptiste Andrea : une petite fille blonde dans la campagne.

Suivre les pas de Ma reine, c'est prendre le chemin qui mène au cœur du héros ; un voyage au pays des ressentis et de la différence.