Mamma Roma
Luca di Fulvio
Rome se révolte, l’Italie se construit. Septembre 1870 : entre les soldats français et les patriotes italiens, Marta et Pietro font leur chemin pour participer à la libération de Mamma Roma.
Un fond historique
Luca di Fulvio se saisit de la grande histoire pour loger son roman : direction Rome, année 1870. C’est l’heure de la construction pour la grande Italie, et chacun choisit son camp.
Les plus jeunes prennent la relève, et s’associent aux Loups, les anciens combattants. Nous suivons alors les traces de Pietro, Marta et Ludovico, faisant leurs premiers pas dans la vie adulte sous l’ombre bienveillante de Melo et Nella.
Le combat des orphelins
L’Italie se cherche une identité, et ce n’est pas la seule. Mamma Roma retrace aussi le parcours d’orphelins qui se cherchent et se construisent.
En parallèle, surgissent d’autres thèmes déjà abordés dans Le gang des rêves. En premier lieu, la photographie : celle qui révèle la vérité et redonne ses couleurs crues aux choses du quotidien que l’on préfère ignorer.
Ensuite, on retrouve le héros au regard sombre et à la mèche blonde : le gamin irrésistible qui se perd avec une bande de truands avant de se révéler. Vient encore la mère célibataire qui se bat comme une diablesse pour l’amour de son fils, suivie du méchant au grand cœur.
Bref. Une impression de déjà vu qui a sans doute rendu pour moi ce roman moins palpitant que son grand frère Le gang des rêves.
Du souffle et des couleurs
Mamma Roma offre tout de même un beau moment de lecture, qui sait magnifier les couleurs. On imagine sans peine le cirque Callari à l’assaut des troupes pontificales, avec ses combattants brillant sous leur costume de scène.
Pour résumer : un roman qui ne s’oublie pas.
Formats proposés à la bibliothèque
Le catalogue et le réseau des bibliothèques de Montréal proposent Mamma Roma sous format classique.


