Agnès Martin-Lugand

 

Naître, grandir. Évoluer, et ne pas forcément vivre la vie que l’on se rêvait. Pourtant, une rencontre ou un lieu vont permettre de se réinventer et devenir maître de son destin. Ainsi en va-t-il pour Les Renaissances.

 

Se détruire et se reconstruire

Agnès Martin-Lugand semble affectionner ces parcours de vie qui se brisent pour mieux renaître de leurs cendres. À la lumière du petit matin suit ainsi les traces d’Hortense : une blessure lui permettra de se reprendre en main et décider de son propre chemin.
Le parallèle est encore plus profond avec L’Homme des Mille Détours : outre cette notion de destin contrarié qui finit par trouver réparation, le roman se lit à plusieurs voix, chacun des protagonistes principaux ainsi que la narratrice prenant la parole le temps d’un chapitre. Les uns et les autres avancent, se dévoilent, avec leurs blessures et leurs regrets, leurs traumatismes et leurs désirs, tissant les fils de l’histoire
.

 

Venise et sensualité

Le désir, charnel ou fantasmé, est finement abordé par Agnès Martin-Lugand. Que ce soit par les gestes, les paroles, les regards que l’on devine.
La sensualité qui l’accompagne est omniprésente, sans se charger de vulgarité ni lourdeur ; l’autrice se permet quelques facilités (mais c’est tellement bien écrit).
Un brin de mystère les accompagne, une fascination qui se reflète dans les canaux de Venise : la Sérénissime et ses masques brille de tout son éclat dans Les Renaissances.

 

L’amour fou

Autant la sensualité peut paraître sage, autant l’amour peut recouvrir les formes de la folie. Folie douce, folie furieuse.
L’amour pour son époux, pour ses enfants, pour son amant. L’amour réel, l’amour fantasmé.
C’est aussi l’amour de l’écriture qui est chanté : le métier de romancière prend toute sa place, et Agnès Martin-Lugand met peut-être un peu d’elle-même en scène, dans ses moments d’écriture et de plongée en eaux profonde avec les mots.

 

Une histoire que l’on partage

De tous les romans d’Agnès Martin-Lugand, Les Renaissances est de loin celui que je préfère. Chacun de ses livres contient une étude approfondie des personnages, qui se solde souvent par trop de répétitions. Ce n’est pas le cas dans cet opus : l’écriture est élégante, l’histoire s’enchaîne et se déroule naturellement.
On suite avec attachement et curiosité les chemins de vie de Lino et Rebecca : à savourer dans son canapé, livre dans une main, tasse de thé ou café dans l’autre !

 

Formats proposés à la bibliothèque

Outre le format de poche classique, le catalogue et le réseau des bibliothèques de Montréal proposent Les Renaissances sous les formats suivants :

  • Livre numérique
  • Livre audionumérique
  • Livre en gros caractères

Couverture de Les Renaissances d'Agnès Martin-Lugand : en noir et blanc, silhouette d'un homme qui marche dans une Venise déserte
Qautrième de la Couverture de Les Renaissances d'Agnès Martin-Lugand : en noir et blanc, silhouette d'un homme qui marche dans une Venise déserte

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