Petit déjeuner chez Tiffany
Truman Capote
Recueil de nouvelles, Petit déjeuner chez Tiffany regroupe également La maison de fleurs, La guitare de diamants et Un souvenir de Noël. Le fil commun ? Une forme de mélancolie, de liberté aussi ; les thèmes des amitiés durables, de la jeunesse, de la beauté, ou des beautés particulières, un brin de nonchalance et une bonne dose de folie douce traversent ces pages.
Ainsi, Miss Golightly pour les uns, Lulamae pour les autres, la femme-enfant Holly sème son désordre personnel, illumine les vies de chacun et laisse un souvenir impérissable.
Du désordre à chaque page
La lecture m’a surprise. Je pensais trouver une écriture plus cadrée. Truman Capote, quand même… La nouvelle Petit déjeuner chez Tiffany est avare de chapitres ou de sauts à la ligne. Les thèmes, idées, situations, s’enchaînent et se percutent sur une même ligne.
Pas de place à la respiration.
Je suppose que c’est une façon d’illustrer le désordre interne d’Holly ? C’est un procédé auquel je n’adhère pas. De plus, la collection Folio de 1962 n’aide pas dans cette lecture : la police de caractère est minuscule, renforçant cette impression de méli-mélo et rendant l’accès – physique – au récit plus compliqué.
L’omniprésence d’Audrey Hepburn
Heureusement, Audrey Hepburn est venue ensoleiller ces pages – bien que Truman Capote eut préféré Marylin Monroe pour incarner son célèbre personnage -. Outre sa lumineuse présence en couverture, difficile d’oublier sa vivacité et sa façon d’être ; il me semblait entendre sa voix. percevoir ses sautillements, et la sentir virevolter tout au long du récit. Il était facile de se représenter Holly, lunettes noires vissées au visage, et petite robe passée dans la culture populaire.
Bien plus légère que le récit originel, la comédie Diamants sur canapés restait dans les parages, se rappelant au bon souvenir de chacun.
Les autres nouvelles
J’étais curieuse de trouver une écriture différente dans les autres nouvelles, mais le style reste à l’identique. Les récits sont toutefois bien plus courts, laissant moins de place à cette déstructuration.
La maison de fleurs retrace l’histoire d’amour d’une jeune et belle prostituée.
La guitare de diamants raconte l’amitié d’un prisonnier au long cours et d’un jeune guitariste nonchalant, dans ce qui semble un bagne, une ferme prison. Un récit touchant.
Le recueil se clôt sur une belle histoire, Un souvenir de Noël, avec sa folie douce, sa joie de vivre et son lot de mélancolie.
Mieux vaut aborder cette expérience de lecture dans une autre édition, ne serait-ce que pour le plaisir d’un visuel agréable.
Formats proposés à la bibliothèque
Le catalogue et le réseau des bibliothèques de Montréal proposent Petit déjeuner chez Tiffany sous format classique (deux éditions Folio).


