La charmante librairie des flots tranquilles
Jenny Colgan
Zoé survit à Londres, et peine à joindre les deux bouts. Élever seule son fils mutique Hari est une gageure, et la grisaille de la ville pèse plus lourd dans son cœur que son pécule dans son compte bancaire. Une occasion improbable de tenter l’aventure en Écosse surgit : hop ! Dans le bus. Top départ pour gérer tant bien que mal une maisonnée et La charmante libraire des flots tranquilles.
Les grosses ficelles
Disons le de suite : Jenny Colgan ne fait pas dans la dentelle. On lit son amour pour l’Écosse, mais les clichés, aussi bien sentimentaux que psychologiques sont au rendez-vous. Londres grise et stressante par ci, Écosse lumineuse et changeante par là, appartements minables d’un côté et maisons ancestrales de l’autre, tout y passe.
Mais tout va bien qui finit bien : Zoé finit par déloger son havre de paix, Hari retrouve la parole, et l’harmonie familiale remplace le chaos et l’égoïsme.
Point de spoiler : les gros fils blancs annoncent la couleur.
Une Mary Poppins sans ambition
Cela n’empêche pas de bouder son plaisir. Le roman se lit vite, sans prise de tête.
Les manques de logique, de liens (un désir violent qui surgit, un père de famille irresponsable qui veut soudainement s’occuper de son fils, des amitiés qui arrivent on ne sait trop comment) entretiennent ce lâcher prise personnel : on ne cherche même plus à comprendre les enchaînements, les pourquoi du comment.
On lit cette histoire à la Mary Poppins en souriant, puis on l’oublie tout aussi vite…
Formats proposés à la bibliothèque
Le catalogue et le réseau des bibliothèques de Montréal proposent La charmante librairie des flots tranquilles en format classique uniquement.


